EDITO : Le goût des autres

Qu’on ne se méprenne pas, cette édition n’aura certainement pas le goût des autres… avec ce vent de liberté qui caractérise si bien les Sorties de Bain ! Sans doute, y aura-t-il encore des masques, des distanciations, du gel hydroalcoolique et autres protocoles dont l’avenir nous réserve le secret !

Pour autant, si le goût n’y est pas totalement, nous tenons à en garder quelques saveurs et faire en sorte que ce rendez-vous, si important pour nous tous, soit le début d’un renouveau pour le spectacle vivant !

Nous défendrons, autant que faire se peut, l’idée que les arts de la rue reprennent, pas à pas, leur place au cœur de la cité ; qu’ils apportent au détour d’un carrefour ou d’une ruelle ce supplément d’âme et de poésie dont nous avons si cruellement besoin. Juste une respiration, une attention, le temps en suspend d’une prouesse artistique… histoire de se sentir bien vivant !

Nécessité oblige, nous avons revu la densité de notre programmation en étalant les représentations en amont et en aval du premier week-end de juillet. Aussi, aurons-nous un temps fort du 1er au 4 juillet avec des préalables au mois de juin et d’autres rendez vous jusqu’au 11 juillet.

A l’heure où nous écrivons ces quelques lignes, nous ne savons pas de quoi sera fait l’avenir. Depuis plus d’un an, comme Sisyphe, nous faisons et défaisons notre ouvrage. Il n’y a plus d’évidences quant à l’avenir et à la place de la Culture : Essentielle, non essentielle ? C’est un nouveau monde béant et en mouvement qui s’offre à nous. Plus que jamais, le spectacle vivant doit se reconstruire et regagner la place qui était la sienne : Celle de la rêverie, de la fraternité et de l’utopie d’autres mondes possibles !

Pour l’équipe de l’Archipel, Marc Gourreau, directeur.